Déterminer son orientation en terminale

Article publiĂ© le 29 novembre 2019 (mis Ă  jour le 05 juin 2026) – par Elisa Leduc
6 minutes

La terminale est l’annĂ©e des choix d’orientation dĂ©finitifs. Si la rĂ©flexion a Ă©tĂ© bien menĂ©e en amont, cette perspective ne devrait pas gĂ©nĂ©rer trop d’inquiĂ©tudes. Mais si le projet postbac est encore vague, voire inexistant, il faut sans tarder mettre en Ĺ“uvre un plan de bataille pour y remĂ©dier. Chez Acadomia, nous vous aidons faire des choix, Ă  y voir plus clair et surtout Ă  identifier votre projet d’orientation facilement.

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Choix d’orientation, le calendrier

L’enchaînement des échéances laisse assez peu de temps pour se décider :

  • Avant le conseil de classe du premier trimestre, chaque Ă©lève de terminale devra renseigner une fiche. Elle vise Ă  faire Ă©tat de l’avancĂ©e de ses rĂ©flexions concernant son projet et Ă  exprimer ses intentions d’orientation. Le conseil de classe en prendra connaissance et formulera au besoin conseils et recommandations.
  • Autour de la mi janvier s’ouvre gĂ©nĂ©ralement la pĂ©riode des inscriptions sur la plateforme Parcoursup. Les Ă©lèves sont invitĂ©s Ă  crĂ©er leur dossier sur la plateforme et Ă  formuler 1 Ă  10 vĹ“ux (et 20 sous-vĹ“ux) maximum.
  • Ă€ partir de la mi-mars, il n’est plus possible d’ajouter de nouveaux vĹ“ux, mais uniquement de confirmer ceux qui auront dĂ©jĂ  Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s. Les Ă©lèves qui n’auraient pas fait de choix n’auront d’autre option que la procĂ©dure complĂ©mentaire de Parcoursup, mise en place Ă  partir de la mi-juin.

C’est donc au plus tard durant le premier trimestre de terminale que le projet professionnel, donc d’études supérieures, doit être défini.

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RĂ©flĂ©chir Ă  son profil, Ă  ses envies, Ă  son projet d’orientation

Si le projet n’est pas encore arrêté, la première étape consiste à se lancer dans une réflexion introspective. Pour mieux se connaître et faire le lien entre son profil et les choix possibles, on peut se poser les questions suivantes :

Quelles sont les matières que j’étudie avec le plus de plaisir, et pourquoi ?

Même s’il n’est pas facile de savoir ce que l’on veut faire plus tard, on sait au moins quelles sont ses matières préférées ou celles dont on ne voudra plus entendre parler après le bac.

Quels sont mes passe-temps favoris ?

Les activités qui procurent du plaisir, que l’on fait uniquement par envie, sont à explorer : le fait de préférer les activités manuelles ou les sports individuels peut par exemple être un indicateur précieux.

Quels sont les traits principaux de ma personnalité ?

Il s’agit ici de situer dans les grandes dichotomies de personnalité :

  • Extraverti ou introverti ?
  • TournĂ© vers le concret ou l’abstrait ?
  • AttachĂ© Ă  ses habitudes ou avide de changement ?
  • AttirĂ© par les rĂ´les de leader ou indĂ©pendant ?
  • Sensible au stress ou placide ?
  • Etc.

Qu’est-ce que j’attends de ma vie professionnelle ?

Même sans avoir de métier en tête, votre enfant espère nécessairement certaines choses de sa future vie active : être utile, ne jamais cesser d’apprendre, exercer des responsabilités, gagner beaucoup d’argent, prendre des risques, travailler à son compte, voyager, aider les autres… ?

Quels sont les secteurs professionnels qui m’attirent et ceux que je n’envisagerais à aucun prix ?

Il existe des quantités de métiers, mais les secteurs professionnels ne sont finalement pas si nombreux. Ils sont présentés dans tout site d’orientation, par exemple sur l’Onisep. En terminale, on détermine son secteur d’activité en se demandant donc principalement si on se projette ou non dans le commerce, la communication, les assurances, le droit, le bâtiment, etc.

Quel est mon rythme de travail ?

Certaines filières (les études de médecine, les prépas…) exigent une très forte quantité de travail. Il convient donc de s’interroger sur ses propres capacités et sur les « réserves » dont on pense disposer :

  • Est-il dĂ©jĂ  difficile d’affronter la quantitĂ© de travail requise en terminale ?
  • Quid de l’autonomie de travail nĂ©cessaire pour telle filière ?
  • Ai-je besoin d’un soutien scolaire dans une matière spĂ©cifique ?

Quelle durée d’études puis-je envisager

Si l’on souhaite du concret et entrer rapidement dans la vie active, mieux vaut commencer par une formation courte (BTS, bachelor, BUT). Il sera ensuite encore possible de prolonger son parcours. Les études universitaires pouvant aller jusqu’au doctorat attireront les élèves avides de connaissances et intéressés par la recherche.

Quel est mon degré d’autonomie, de quel encadrement ai-je besoin ?

Les BTS, les prépas et, dans une moindre mesure, les écoles post-bac et les BUT proposent un suivi régulier de leurs étudiants. Les promotions réduites facilitent en outre la socialisation. L’université, qui laisse beaucoup plus de liberté, convient davantage aux élèves capables d’autodiscipline.

Quels compromis puis-je faire ?

Travailler beaucoup, quitte à tirer un trait sur les sorties entre étudiants ? Partir dans une autre région, loin de la famille et des amis ? Il est important de réfléchir à l’impact de ses choix sur sa future qualité de vie.

Explorer avec le bon accompagnement

Les moyens de se renseigner sur l’ensemble des formations accessibles après la terminale pour choisir son orientation post-bac sont nombreux :

  • Internet regorge de sites consacrĂ©s Ă  l’orientation. Pour obtenir des informations prĂ©cises et fiables sur les filières et leurs procĂ©dures d’admission, mieux vaut consulter des sites publics ou reconnus. Par ailleurs, des vidĂ©os de mĂ©tiers permettent de dĂ©couvrir diffĂ©rents secteurs d’activitĂ© et de se projeter dans l’exercice d’une profession.
  • Les interlocuteurs de l’orientation : conseillers au lycĂ©e, professeurs principaux, conseillers des CIO sont autant de personnes qui peuvent enrichir la rĂ©flexion en apportant principalement de l’information sur le monde du supĂ©rieur.
  • De multiples salons et forums de l’orientation se tiennent partout en France Ă  partir du mois d’octobre. Les universitĂ©s, les IUT, les Ă©coles publiques et privĂ©es, etc. viennent y prĂ©senter leurs formations. S’y rendre permet de vĂ©rifier les informations trouvĂ©es sur Internet, de poser des questions et pourquoi pas d’élargir ses horizons.
  • Les semaines de l’orientation, organisĂ©es dans chaque Ă©tablissement en novembre et en janvier-fĂ©vrier sont l’occasion d’échanger avec les Ă©quipes pĂ©dagogiques de l’établissement, de rencontrer des acteurs de l’enseignement supĂ©rieur pour mieux connaĂ®tre les diffĂ©rentes filières de formation, ou encore de communiquer avec des acteurs du monde professionnel.
  • La plateforme Parcoursup ouvre dès le mois de dĂ©cembre (gĂ©nĂ©ralement au moment des vacances de NoĂ«l) afin de permettre aux Ă©lèves de consulter l’offre de formation dans son ensemble et de prendre connaissance des contenus, attendus, dĂ©bouchĂ©s professionnels et critères d’examen des dossiers des formations envisagĂ©es.
  • Les journĂ©es portes ouvertes des Ă©tablissements supĂ©rieurs permettent d’explorer « sur le terrain » : c’est l’occasion de visiter des locaux, de rencontrer enseignants et Ă©tudiants pour savoir si l’on parvient Ă  se projeter dans une formation.
  • Les journĂ©es d’immersion organisĂ©es dans la plupart des Ă©tablissements permettent enfin de profiter d’une expĂ©rience encore plus approfondie que les portes ouvertes : dĂ©couvrir les diffĂ©rents cursus proposĂ©s par l’établissement, assister Ă  des cours, prendre connaissance des services de l’établissement (insertion professionnelle, logement, activitĂ©s sportives, associations, etc.)

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Obtenir l’aide de professionnels de l’orientation

Que faire si malgré les réflexions et les démarches entreprises, aucune idée concrète de projet ne germait ? Pour éviter de se retrouver acculé et contraint de choisir une orientation par défaut, il est essentiel de se tourner suffisamment tôt (durant le premier trimestre) vers une aide professionnelle et individualisée.

Conseillers d’orientation, enseignants, experts Parcoursup

Cet accompagnement, dépassant largement le simple apport d’informations, est un véritable coaching avec tests de personnalité, et entretiens personnalisés, qui permet d’aboutir à l’identification d’un projet motivant correspondant aux aspirations de l’élève. Acadomia propose ainsi plusieurs solutions d’accompagnement encadrées par des professionnels de l’orientation, afin de répondre aux différents besoins de chaque élève.

Questionnaire orientation terminale, quiz métiers, aide aux vœux

Le questionnaire d’orientation en terminale est un outil prĂ©cieux pour aider les Ă©lèves Ă  affiner leurs choix d’orientation. Il s’agit d’une sĂ©rie de questions ciblĂ©es sur les motivations, les activitĂ©s aimĂ©es et les compĂ©tences.

  • Les motivations dans la vie : qu’est-ce qui vous anime, vous pousse Ă  agir et Ă  vous surpasser ?
  • Les activitĂ©s que vous aimez faire : que faites-vous dans votre temps libre ? Quelles sont les activitĂ©s qui vous passionnent ?
  • Vos matières prĂ©fĂ©rĂ©es et vos compĂ©tences : quelles sont les matières oĂą vous excellez et celles qui vous intĂ©ressent le plus ?

Il est recommandĂ© de rĂ©pondre Ă  ces questions de manière honnĂŞte et sans pression. Le but n’est pas de donner les « bonnes » rĂ©ponses, mais de se connaĂ®tre davantage pour faire des choix Ă©clairĂ©s.

En conclusion

Au premier trimestre de l’année de terminale, il est encore temps de réfléchir à son projet et de choisir les formations dans lesquelles se porter candidat en janvier. Cette réflexion doit avant tout se focaliser sur l’élection d’un secteur professionnel : le choix d’un métier s’affinera dans le supérieur par la découverte des disciplines de spécialité et par les expériences en stages, puis dans le monde du travail grâce aux opportunités d’embauche.

RĂ©sumĂ© de l’article

L’orientation en terminale exige de suivre un calendrier serrĂ© : intentions au premier trimestre, vĹ“ux Parcoursup dès janvier, confirmations au printemps et rĂ©sultats Ă  l’Ă©tĂ©. Quand le projet reste flou, il faut rapidement analyser son profil, ses envies et ses contraintes pour cibler un secteur professionnel rĂ©aliste.

Comment s’y prendre ?

  • S’interroger sur goĂ»ts, rythme de travail, ambitions et durĂ©e d’études.
  • Explorer filières, salons, JPO et Parcoursup dès dĂ©cembre.
  • Recourir Ă  un conseiller pour structurer un projet motivant. Les solutions d’accompagnement Acadomia facilitent cette Ă©tape dĂ©terminante.
Elisa Leduc
Elisa Leduc
Directrice du département études post-bac d’Acadomia
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Foire aux questions

Les réponses à vos questions…

Pour choisir son orientation en terminale, il est prĂ©fĂ©rable de commencer Ă  s’interroger Ă  ses intĂ©rĂŞts, aptitudes et ambitions professionnelles. Explorer les diffĂ©rentes filières d’Ă©tudes supĂ©rieures et leurs dĂ©bouchĂ©s est aussi essentiel. Participer Ă  des journĂ©es portes ouvertes et rencontrer des professionnels du secteur envisagĂ© peut offrir un aperçu concret des futures possibilitĂ©s. Enfin, s’appuyer sur les conseils des enseignants et conseillers d’orientation peut aider Ă  Ă©clairer ce choix.

L’orientation au lycĂ©e est un processus progressif et accompagnĂ©, dĂ©butant dès la classe de seconde pour se prĂ©ciser en première et terminale. Elle comprend des temps d’information sur les parcours possibles, des rencontres avec des professionnels et des phases de rĂ©flexion encadrĂ©es par des conseillers d’orientation-psychologues et les enseignants. Les Ă©lèves sont amenĂ©s Ă  formuler des vĹ“ux d’orientation qui sont discutĂ©s en conseil de classe, en prĂ©sence des parents, pour aboutir Ă  une dĂ©cision partagĂ©e.

Les Ă©lèves sont principalement aidĂ©s dans leur choix d’orientation par les conseillers d’orientation/psychologues, disponibles au sein des Ă©tablissements, dans les centres d’information et d’orientation (CIO) ou grâce Ă  des entreprises de soutien scolaire telles Acadomia. Les enseignants et les professeurs principaux jouent Ă©galement un rĂ´le de soutien en partageant leur connaissance des filières et des aptitudes requises pour chaque parcours. Les stages de dĂ©couverte ou les interventions de professionnels peuvent complĂ©ter ce dispositif d’aide Ă  l’orientation.